
LE CRÉATEUR
GILLES ROBERT
Gilles Robert a l’horlogerie dans les gènes et la créativité chevillée au corps. Chez lui, tout naît de l’intuition et se concrétise par la méthode. Toujours, il part d’un objet pour se l’approprier. Encore, il l’appréhende dans l’élan du geste, guidé par une évidence tranquille, par cette justesse intérieure qui ne s’explique pas, mais s’impose – son regard.




LA NAISSANCE
D'UN CRéATEUR
Son parcours est porté par ces deux forces, toujours et encore — la quête obstinée d’une esthétique juste, vivante, sincère. Une chose est certaine, l’Horloger s’exprime depuis toujours. Tout petit déjà, à travers ses premières amours : la mécanique et la couture. Un vélomoteur qu’il démonte pour le détourner. Un tissu dont il explore les potentiels. En autodidacte, il apprend par la main, par la logique du geste, par l’échange et par le flair, qui, chez lui, fait foi.





GEMMOLOGIE ET JOAILLERIE
UNE MéCANIQUE DU CœUR
Avec les années, sa curiosité s’aiguise. Toujours, ce qui l’attire , ce n’est jamais l’objet fini, mais le vibrato qu’il peut y insuffler. Il perçoit, démonte, réassemble. Encore, il cherche l’équilibre. La gemmologie s’impose à lui sans calcul, talonné par la joaillerie qu’il aborde comme une mécanique sensible, où chaque serti, chaque articulation répond à une logique invisible. Il imagine des montres qui se portent comme des bijoux et des bijoux qui se vivent comme des objets de temps. Ses créations s’ancrent dans un corps à corps à hauteur de peau, où le silence du faire laisse surgir le beau. Les pierres lui parlent le même langage — celui de la précision, de la patience, des itérations, de l’harmonie. Il affine son regard, apprend à dompter l’évidence — et à s’en défier. Car la création, chez lui, naît de cette tension entre maîtrise et fluidité. Il a d’ailleurs remporté le premier prix de design décerné par le JA International Jewelry Show à New York.



LE TEMPS
APRèS LES PIERREs précieuses
Après la joaillerie vient le temps des mandats horlogers. On le sollicite pour son expertise, son instinct, sa vision, sa manière de comprendre la matière et les volumes. Il conçoit, conseille, crée des modèles brevetés pour les autres. Sans qu’il s’en doute, la mécanique du temps le rattrape. Encore. Toujours.


Là OÛ TOUT
RECOMMENCE
Alors, en 2002, il revient à lui. À Robert & Fils 1630. Non pour répéter, mais pour prolonger. Pour raviver la flamme, comme il aime à le dire. Pour renouer avec ce langage inscrit dans sa lignée : celui du temps. Il s’exprime enfin. L’horlogerie, chez lui, n’est pas un métier, mais une manière d’être au monde. Ses pièces ne se contentent pas de mesurer : elles interrogent et réinventent. Toujours, il revient à une pièce. Encore, il cherche l’agencement qui fera écho. Et dans chacune de ses créations, on retrouve la trace d’un même vibrato — celui d’un homme qui, depuis l’enfance, n’a jamais cessé d’écouter le mouvement, dont l’acception, littérale comme figurée, est plus que jamais sienne.